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Géographie
 
Commune de Saint Trojan les Bains - île d'Oléron
Histoire Nature Santé Office de Tourisme
st trojan les bains
st trojan les bainsD'oignons...
Aujourd'hui, la commune Saint-Trojan est plus connue pour son mimosa, la douceur de son climat et ses belles plages de sables fins. Mais au début du XXe siècle, la renommée de Saint-Trojan était aussi assurée... par ses resine st trojan les bainsproducteurs d'oignons. C'est grâce à la création de jardins familiaux, dans le secteur des Bris, où les parcelles, régulièrement inondées par la mer, étaient propices à cette culture, que les premiers oignons purent être produits. L'oignon tressé de Saint-Trojan acquit très vite une belle renommée sur les foires de la région.
Aujourd'hui, la plupart des jardins familiaux ont disparu au profit des résidences, et on ne cultive plus d'oignons.
Et de résine...
La forêt de Saint-Trojan-les-Bains abritait au siècle dernier de nombreux résiniers, venus pour la plupart des Landes pour exercer leur métier. La résine récoltée, une fois distillée, servait à fabriquer de l'essence de thérébenthine. Après la guerre, cette activité s'arrêta, l'essence de thérébenhine étant fabriquée de manière synthétique.
L'ONF propose des sorties en forêt avec un vérirable résinier qui perpétue la tradition.

st trojan les bainsD'abord petit village de pêcheurs isolé du reste de l'île, Saint-Trojan fut l'une des premières communes à bénéficier des débuts du tourisme à la fin du XIXe siècle.
Les bains de mer sont alors à la mode, la douceur du climat et la pureté de l'air de Saint-Trojan en font rapidement une station très prisée. Villas et chalets se côtoient et rivalisent de couleurs et d'originalité. Les magnifiques maisons qui bordent encore le boulevard de la plage témoignent de l'architecture de cette époque.
A partir du milieu du XXe siècle, avec l'essor des congés payés, les touristes se firent de plus en plus nombreux, et les villas furent remplacées par des constructions plus modernes ou inspirées de l'habitat traditionnel oléronais.
Saint-Trojan-les-Bains, entre forêt et océan, était réputé pour la pureté de son air vivifiant. C'est le Docteur Emmanuel Pineau qui, le premier, prit conscience de ce formidable potentiel pour le domaine de la santé. Il parle alors de Saint-Trojan comme d'un "bateau ancré en mer et balayé par les vents". En 1896, le premier sanatorium est né, inauguré par le Président de la République Félix Faure. Aujourd'hui, le Centre Hélio-Marin, lieu de soins et de rééducation, accueille des enfants et adolescents (0 à 20 ans) atteints de handicaps moteurs ou de maladies sévères comme la mucoviscidose. De 1896 à 1996, plus de 26000 enfants ont séjourné au centre.
Après la Première guerre mondiale, en 1918, les baraquements de la base canadienne de Saint-Trojan sont à l'abandon. Le préfet de Seine décide de les acquérir en 1920. Le préventorium de Lannelongue est né. Il est destiné à accueillir les petits enfants fragiles de Paris, qui viennent là pour une cure d'un an.
A partir de 1988, le centre ne correspond plus aux besoins de la population, et le recrutement devient difficile. Le Conseil Général de Charente-Maritime décide alors d'acquérir ces 17 hectares pour en faire le Foyer départemental de Lannelongue, qui accueille des adultes handicapés.
L'huître de Marennes-Oléron était déjà réputée au temps des romains, puisqu'on la faisait venir à grand frais jusqu'à Rome. C'est au XIXe siècle seulement que cette culture devint une véritable activité économique.
Jusqu'en 1922 où l'espèce fut quasiment entièrement décimée, c'est l'huître plate qui était ramassée et cultivée dans le bassin de Marennes-Oléron. La portugaise prit ensuite le relais, pour être remplacée à son tour par l'huître japonaise - Crassostrea Gigas - devenue l'espèce principale du bassin depuis 1970.
Le naissain d'huître démarre sa vie en mer dans les parcs charentais, bretons ou normands, pour deux ans de demi-élevage. L'huître va ensuite être mise en poches et emmenée sur les parcs de l'estran pour y grossir. La dernière phase, propre à Marennes-Oléron, c'est l'affinage en claires. C'est dans ces bassins argileux et de faible profondeur, que l'huître va acquérir son goût de "noisette" si particulier, et sa couleur verte due à la navicule bleue.
Les huîtres sont alors prêtes à être commercialisées et expédiées dans toute la France et l'Europe, vers les marchés, poissonneries, halles de Rungis, restaurants et grandes surfaces.